ALEXANDRE DURAFOUR (1886-1928)

juin 15, 2008
Le père Alexandre Durafour naquit en 1886 à Nantua. Il fit ses études classiques au petit séminaire de l’Argentière. Entré aux missions africaines en 1906, il fit d’abord son service militaire en Corse avant de faire le serment (engagement) en 1911. Prêtre en 1913, le père Durafour fut désigné pour le vicariat du Dahomey. Il ne tarda pas à être affecté à Grand-Popo. Mobilisé en 1914, le père Durafour alla d’abord à Dakar, puis sur le front où, fait prisonnier, il resta en Allemagne jusqu’à la fin de la gerre. En juin 1919, le père Durafour revenait à Grand-Popo. Revenu en congé en 1925, il était reparti en septembre 1926. Sa mort, survenue le 15 juin 1928 est assez mystérieuse. On croit généralement qu’il fut empoisonné. Etant seul à Grand-Popo, le père acceptait volontiers les invitations chez les quelques européens de sa paroisse. Il eut la mauvaise inspiration d’accepter à déjeuner chez un sergent européen le jour même où les féticheurs avaient décidé d’empoisonner ce dernier. Le père n’était nullement visé, les féticheurs ne connaissaient pas l’invitation, mais le fonctionnaire européen devait mourir pour avoir saccagé, détruit un fétiche. Le père Durafour ressentit le mal aussitôt après le repas. Le père Pélofy d’Agoué vint en hâte lui administrer les derniers sacrements. Le père offrit pour tous le sacrifice de sa vie. La population de Grand-Popo, qui chérissait son “Pévi” (petit père) laissa éclater toute sa douleur aux obsèques.

Sensus basé à Neyron choisi par Ajaccio

juin 11, 2008
Sensus, leader mondial des équipements de comptage d’eau et d’énergie thermique (Neyron), a été choisi par la commune d’Ajaccio pour fournir 75 compteurs de chaleur.
Ce marché procède du choix d’Ajaccio qui, dans le cadre de sa politique de renouvellement urbain, a choisi de participer à un vaste programme européen (Crescendo) dont l’objectif est de réduire les consommations d’énergie thermique des logements en ville.  La commune souhaite ainsi profiter des technologies de Sensus pour diminuer les charges des occupants des logements par la baisse des coûts de consommation, et installer des systèmes permettant de réaliser des économies d’énergies. Sensus est implanté dans plus de cent pays avec 3 300 collaborateurs dans le monde et un CA de l’ordre de 405 M€.

MAROC – OYONNAX : Mohamed Ezzouak et Yabiladi.com

juin 10, 2008

Le regard vif, le verbe facile, un débit très rapide. En écoutant Mohamed Ezzouak, ce MRE de trente ans, raconter quelques pans de sa vie, on a l’impression qu’il met les bouchées doubles pour ne rien rater.C’est si important pour lui de communiquer à ses concitoyens sa rage de réussir, lui le créateur de yabiladi.com, le portail orienté vers les communautés marocaines résidant à l’étranger, qui connaît une réussite fulgurante. Il aurait pu, comme des milliers de Maghrébins de son âge ayant suivi leurs pères ouvriers en France, y rester. Soit pour y travailler après avoir terminé leurs études, soit pour renforcer les rangs de ces dizaines de milliers de fils d’immigrés qui sombrent dans la marginalité et la délinquance. Lui, Mohamed, a choisi par conviction de retourner dans son pays pour y faire carrière. Cet aîné de six frères et sœurs, né à Taounat en 1977, rejoignit, à deux ans, son père, à Oyonnax (dans le département de l’Ain), une petite ville réputée en Europe pour ses usines de plasturgie. Une enfance calme, plutôt heureuse, quoique la famille soit d’un niveau social modeste (le père touche un peu plus que le Smic), dans une «zone urbaine prioritaire» (ZUP). Garçon doué pour les matières scientifiques, il dévorait les livres sur le Maroc et son histoire. Il voulait tout connaître de ce pays dont il ignorait presque tout, même s’il y venait chaque année, pour y découvrir que les enfants de son âge, dans son patelin, étaient majoritairement pauvres et n’avaient pas tous les moyens d’aller à l’école.

40 000 visiteurs par jour, un million par mois en 2008
Une des raisons qui l’ont incité à revenir au Maroc fut le racisme. Il arrivait en effet qu’à Oyonnax, le Front national fît des scores importants aux élections. C’est dire qu’il régnait dans cette ville un climat d’hostilité à l’égard des étrangers, alimenté par la propagande xénophobe de l’extrême droite. «Quand j’allais à la poste, c’était comme si j’allais demander l’aumône, tellement le racisme était fort», se rappelle Mohamed. Et cela lui faisait si mal que l’option de rentrer au pays pour y faire carrière commençait à s’imposer à lui avec évidence alors qu’il était encore étudiant. L’idée même d’y suivre un cursus universitaire après son bac, obtenu en 1995, l’effleura un temps, mais, faute de visibilité, il l’abandonna au profit d’une université lyonnaise. Son chemin croisa, alors qu’il venait de décrocher sa maîtrise en économétrie, un directeur de thèse qui l’orienta vers un DESS en informatique décisionnelle. Une rencontre décisive. Et un choix judicieux qui lui ouvrira grandes les portes du marché du travail, juste après l’obtention de son diplôme, en 2002. Toujours dans l’informatique décisionnelle, il travailla d’abord chez Assurance Générale de France (AGF), puis au laboratoire pharmaceutique Aventis et chez Axa Assurance, avant d’intégrer le secteur bancaire. Ses loisirs ? Surfer sur Internet, ce monde virtuel qui rapproche les populations des quatre coins du monde sur un simple clic. Un jour, il se dit «pourquoi pas un média destiné aux Marocains vivant à l’étranger ?» En suivant un jour l’émission «Biladi» diffusée sur la RTM canal satellitaire, un sentiment de malaise le saisit. «Une émission statique, sans âme, sans interaction, loin des préoccupations des MRE. Je ne m’y suis pas reconnu». Cette émission le déçut au plus haut point. Quand ses collègues partent chez eux en fin de journée, Mohamed reste alors au bureau, scotché devant son PC pour se documenter et apprendre comment se façonne un site. Après plusieurs essais, et des nuits blanches, yabiladi.com est né. On est en mars 2002. Une première version du site, plutôt sommaire, avec une revue de presse consistante, est disponible pour les communautés marocaines de l’étranger. Il ressentit un immense bonheur quand il reçut les premières félicitations. D’une dizaine de visites par jour au démarrage, le site est passé à quelques centaines, pour atteindre 40 000 visiteurs par jour six ans plus tard. Soit un million de visiteurs par mois. En termes d’images vues, le chiffre est aujourd’hui de 12 millions mensuellement.Une machine extraordinaire qui a permis aux Marocains des cinq continents d’établir un lien, de se rapprocher, et d’apprendre sur leur pays plus ce qu’ils n’avaient pu en apprendre dans la famille. Le portail sera classé, après Menara, deuxième en terme de nombre de visiteurs. «On se dépensait comme des fous pour réussir l’expérience, avec des moments de pression intenable et des moyens dérisoires», reconnaît Mohamed, un homme plutôt serein et calme, qui prend la vie avec philosophie. Nombre de Marocains ont ainsi pu faire leur mise à niveau sur les réalités marocaines grâce à ce portail, des jeunes et des moins jeunes. «Il a constitué un pont entre les deux rives, pour paraphraser le titre d’un ouvrage de Zakia Daoud»(*), se félicite-t-il. Le sommet est atteint en 2004, à l’occasion du chat entre des milliers de MRE et leur ministre, Nezha Chekrouni. Des internautes, où qu’ils soient, se sont mis à lui poser des questions, en direct. Ce fut une première. Tous les sujets y furent abordés. Ils ont permis aux Marocains de dire ce qu’ils avaient sur le cœur. L’expérience s’est poursuivie, un peu plus tard, avec Nass El Ghiwane, Ahmed Bouchnak, Saïd Naciri, Choumicha… yabiladi.com a ouvert l’appétit de Mohamed qui s’est installé à son compte, au Maroc, comme il l’avait toujours souhaité. Web Stratégie, la société qu’il a créée, en janvier 2007, gère désormais le portail et travaille à assurer son développement. Elle met au point d’autres portails maroco-marocains : un portail vidéo (Babrio.com) et un annuaire de sites marocains (top-maroc.net).

( sources Yabiladi.com)


Entreprises : Poralu Marine agit en faveur du développement durable

juin 10, 2008

PORALU MARINE participe aux 2èmes Rencontres Nationales « Ports de Plaisance et Développement Durable » organisées à Brest les 11 et 12 juin par l’association de collectivités locales IDEAL et le Conseil Général du Finistère.  Cette participation illustre son engagement en matière de développement durable. Le respect de l’environnement mais également l’organisation interne en sont les axes principaux, faisant de PORALU MARINE la 1ère PME de l’Ain à s’engager dans cette démarche avec l’appui de la CCI locale en vue d’obtenir la certification ISO 14 001.

Le développement durable, un enjeu collectif majeur

Selon le constat des organisateurs, « la prise en compte du développement durable dans l’aménagement des ports de plaisance constitue l’une des préoccupations de plus en plus fortes dans les politiques conduites par les collectivités locales et leurs interlocuteurs divers, qu’ils soient publics ou privés ». Ainsi, le salon se veut un espace d’échanges où chacun peut démontrer en partageant son expérience qu’il est possible de « développer les activités économiques et touristiques autour de la plaisance tout en préservant le milieu naturel dans lequel elles évoluent ».
Cette rencontre est aussi l’occasion de revenir sur le problème que pose la demande croissante de places dans les ports de plaisance et d’aborder les nouvelles solutions proposées pour y répondre. Une thématique où PORALU MARINE peut exposer son savoir-faire en présentant le concept « Mobi-Deck », un système de pontons mobiles flottants inauguré en 1ère mondiale le 3 novembre 2007 au Cap d’Agde (34) qui permet un gain de 30 à 40% de places à flot sur une même surface de bassin portuaire*.

Conférences, forums, visites de sites rythmeront les 2 jours de manifestation et un espace d’exposition permettra aux quelques 300 décideurs nationaux attendus à l’édition 2008 de rencontrer des professionnels de la plaisance tels que PORALU MARINE.

PORALU MARINE, une éco-société

PORALU MARINE qui est aujourd’hui reconnu comme un professionnel compétent et innovant s’efforce également d’être un acteur responsable en maîtrisant les impacts de son activité. Comme l’explique Bruno Belin, Responsable Technique chez PORALU MARINE, « l’impact écologique est une variable majeure largement intégrée à notre processus de conception que ce soit en terme de masse de matière utilisée ou dans le choix des matériaux, c’est pourquoi tous les produits que nous mettons aujourd’hui sur le marché peuvent avoir une 2ème vie ».

En effet, l’aluminium, choisi par PORALU MARINE comme matériau exclusif de ses produits, est recyclable à l’infini et sa transformation bénéficie d’un coût énergétique moindre comparé à une production à partir de matière 1ère. Le polyéthylène des flotteurs, les différentes pièces en plastiques et les matières de synthèse composant les platelages sont également recyclables et peuvent être réutilisés dans les secteurs du bâtiment, de l’automobile… « Notre engagement ne se limite pas à la production, il intègre une prise en compte de la fin de vie du produit. Le démantèlement des infrastructures est une phase essentielle et nous veillons particulièrement au dispatching des différents éléments vers les sites appropriés, qu’ils aient été conçus et installés par PORALU MARINE ou non » précise Bruno Belin. L’optimisation des produits pour limiter la quantité de matière nécessaire est également un axe fort de recherche sur lequel l’ingénierie PORALU MARINE a été mobilisée pendant plus d’un an et demi.
Parallèlement à sa politique de production, l’entreprise choisit de promouvoir des solutions plus écologiques pour certains produits qui ne sont pas fabriqués en interne : un récent contrat, dont l’installation est prévue en septembre 2008, prévoit l’utilisation d’un ancrage marin à hélices en substitution des blocs de béton habituellement utilisés. « Il nous parait intéressant de préconiser ce système au vu de son effet positif sur la faune aquatique, des réductions tant en terme de matière utilisée qu’en charge de transport avec les effets que l’on connaît de la pollution au gasoil » commente Bruno Belin.

Créée en 1982, PORALU MARINE conçoit, fabrique, installe et commercialise des équipements haut de gamme pour les ports de plaisance en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, en Australie et en Amérique du Nord. Avant-gardiste dans l’âme, PORALU MARINE a été l’un des premiers dans son domaine à utiliser l’aluminium comme structure exclusive des pontons. Forte d’un département R&D à la pointe de la technologie, PORALU MARINE propose aujourd’hui une large gamme de produits : pontons baignade, de loisir, privatif …, passerelles, catways, débarcadères, etc. 25 ans d’expérience et plus de 30 000 places de bateaux installées dans le monde, ont fait de PORALU MARINE une des marques leaders dans le domaine des pontons et des marinas. Basée à Port (01), PORALU MARINE compte 66 collaborateurs et dispose d’une usine au Canada (Montréal), de bureaux de représentation en Allemagne, Italie, Angleterre, Australie et en Chine et d’un réseau d’agents sur les principaux marchés mondiaux. Sur l’exercice 2006/2007, PORALU MARINE a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 12,5 M€.

site internet : www.poralu.com


SAINT TRIVIER SUR MOIGNANS : 1ere visite guide dans le cadre des patrimoniales 2008 – samedi 7 juin

juin 4, 2008

Saint-Trivier-sur-Moignans est un ancien bourg fortifié qui recèle une architecture variée du XIVème à nos jours : maisons en pisé, en briques ou en pans de bois. Héritage de la période médiévale, les remparts en carrons savoyards protégeaient à la fois le village, le château et l’église. De nos jours, suite à des démolitions successives, seuls quelques vestiges de ces remparts subsistent à l’entrée du bourg. Cet ensemble, protégé au titre des Monuments Historiques, se compose de deux tours reliées par une courtine. Contre celle-ci, un bâtiment a été élevé au XVIIème : l’ancien grenier à grains de la ville. Il possède en partie basse une belle succession d’arcades. Le promeneur attentif reconnaîtra un peu partout dans la ville les anciens carrons de teinte rouge foncé récupérés pour les constructions aux XVIIIème et XIXème siècles, après la démolition de l’enceinte médiévale. L’église de Saint-Trivier, d’origine romane, est située en retrait, au sud-ouest du bourg, au milieu d’une petite place discrète, qui correspond au site de l’ancien château féodal. Elle a été en partie reconstruite en 1733 sur les plans de l’architecte Caristia avec les matériaux de l’église Saint-Michel d’Ainay à Lyon. Elle offre dès l’abord un aspect plutôt sévère avec ses murailles uniformément crépies et un clocher dont la masse est compensée par une flèche très élancée, entre quatre clochetons. Mais l’intérieur surprend par sa clarté. L’église possède un beau mobilier et plusieurs autels baroques aux riches décors de stuc. Suite à la visite guidée, sera inauguré le quatrième ouvrage de la collection Patrimoines des Pays de l’Ain sur les pigeonniers de l’Ain (site de l’ancienne ferme des remparts). La visite sera conduite par François Chaboud, président, et Frédéric Thouny, membre de l’association « Patrimoine en Dombes et Saône ».

 

Patrimoine des Pays de l’Ain 34 rue Général Delestraint 01000 Bourg-en-Bresse tel/fax : 04 74 32 07 31  patrimoinedespaysdelain@wanadoo.fr www.patrimoinedespaysdelain.fr